L’OR

La fascination pour l’or est née il y a 6 000 ans environ. Les premières extractions remontent à l’Egypte antique soit 3 000 ans avant notre ère.
Aujourd’hui, le stock mondial est estimé à 218 000 tonnes.
On estime qu’il reste seulement de 50 000 à 65 000 tonnes d’or à extraire soit encore 20 à 25 % (source : World Gold Council).
La France a de nouveau autorisé le commerce de l’or après la seconde guerre mondiale tout en le limitant aux produits d’or physique admis à la côte à la Bourse de Paris. La cotation officielle a démarré en 1948 et a pris fin sur Euronext en 2004.
La croissance mondiale du marché de l’Or
La demande annuelle totale d’or représente plus de 18 600 tonnes, sur les 5 dernières années. Elle provient principalement de la bijouterie (60 % environ) des applications industrielles (stable de l’ordre de 12 %), notamment dans l’industrie des nouvelles technologies, comme l’électronique ou les nanotechnologies et de l’investissement dans l’or. En ce qui concerne l’or d’investissement, la demande est en pleine croissance depuis 7 ans. Elle représente maintenant entre 20 et 30 % du total de la demande. En 2024, la demande d’or d’investissement totale s’est élevée à plus de 1 100 tonnes soit une augmentation de plus de 25 % par rapport à 2023.
Depuis 2008, on a vu une forte augmentation de l’intérêt des investisseurs pour l’or à partir de la faillite de Lehman Brothers.
L’Or et les Européens
L’investissement dans l’or occupe une place importante dans la stratégie patrimoniale de nombreux Européens, qui y voient avant tout une valeur refuge face aux incertitudes économiques, à l’inflation et aux crises géopolitiques. Traditionnellement associé à la stabilité et à la préservation du pouvoir d’achat, l’or attire aussi bien les épargnants particuliers que les investisseurs institutionnels. Depuis la crise financière de 2008, son attrait s’est renforcé, notamment dans les périodes de turbulences comme la pandémie de 2020 ou les tensions géopolitiques récentes. En Europe, l’investissement prend plusieurs formes : or physique (lingots, pièces, bijoux) détenu pour sa sécurité tangible, mais aussi or « papier » via des produits financiers comme les ETF ou les certificats. Dans un contexte de taux d’intérêt réels souvent faibles ou négatifs, l’or reste perçu comme une assurance contre la dépréciation monétaire. Globalement, il représente pour beaucoup d’Européens un pilier de diversification et de protection du patrimoine à long terme.
La fiscalité de l’or
En Europe, l’or occupe un statut particulier : il est généralement considéré comme une classe d’actifs à part, à la frontière entre placement financier et valeur refuge. Sa fiscalité est largement harmonisée au niveau européen, même si chaque pays conserve ses propres mécanismes d’imposition.
Qu’est-ce qui est considéré comme “or d’investissement” ?
La directive européenne définit très précisément l’or d’investissement. Pour bénéficier de l’exonération de TVA, un produit doit répondre à l’une des catégories suivantes :
1. Lingots et barres
- Pureté d’au moins 995/1000
- Poids reconnu par les marchés internationaux (1 kg, 100 g, 50 g, 1 once, etc.)
2. Pièces d’or
Les pièces doivent remplir simultanément les conditions suivantes :
- Pureté d’au moins 900/1000
- Avoir été frappées après 1800
- Avoir ou avoir eu cours légal dans leur pays d’origine
- Être vendues à un prix ne dépassant pas excessivement la valeur de l’or qu’elles contiennent
TVA : un cadre largement harmonisé
Depuis la directive européenne de 1998, l’or d’investissement est exonéré de TVA dans l’Union européenne.
Cette exonération concerne aussi bien l’achat que la vente, ce qui facilite les échanges au sein du marché européen.
En revanche, l’or non classé comme “or d’investissement” (bijoux, pièces fantaisie, objets en or, lingots trop petits, etc.) reste soumis à la TVA dans la plupart des pays.
Imposition sur les plus-values : variable selon les pays
La fiscalité sur les plus-values diffère d’un État à l’autre :
- Certains pays appliquent une imposition classique sur les plus-values mobilières (comme pour les actions).
- D’autres utilisent un régime forfaitaire calculé sur le montant des ventes.
- Certains offrent des abattements selon la durée de détention.
- D’autres encore, comme l’Allemagne, peuvent exonérer complètement la plus-value après un certain délai de détention.
Ainsi, un investisseur européen peut rencontrer des régimes fiscaux très différents selon le lieu d’achat, de stockage ou de revente.
Par exemple, au Luxembourg, les plus-values sur l’or d’investissement (physique ou métaux précieux) ne sont pas imposées selon la législation actuelle. Autrement dit : il n’y aurait pas d’impôt direct sur la plus-value lors de la vente d’or physique dans certaines conditions.
Le Luxembourg est souvent cité comme un pays “attractif” pour l’or d’investissement, en raison de cette exonération possible des plus-values. Cependant, comme pour tout actif, il est fortement recommandé de conserver les justificatifs d’achat (factures, certificats, preuves de détention), au cas où l’administration demanderait des preuves du prix de revient ou de la nature de l’actif.
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