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Investir dans la Crypto-Monnaie

Faut-il investir dans ces nouvelles monnaies ?
Ce qui peut rebuter les investisseurs, c’est que les légalités concernant ces monnaies sont diverses et variées. Elles commencent à être reconnues par le monde de la finance, que leurs valeurs ont été multipliées ces dernières années et qu’elles présentent une véritable utilité plus concrète aujourd’hui. Bref, ces monnaies ne sont pas juste un effet de mode passager ou une bulle qui risque d’éclater. Continuons à approfondir la question.

Reconnaissance par les Etats
De nombreux pays reconnaissent aujourd’hui la possession et l’usage des crypto-monnaies, tout en encadrant leur fiscalité et leurs plateformes d’échange. Dans la plupart des États, les plus-values sur les crypto-actifs sont imposables, et la régulation vise désormais à protéger les investisseurs tout en favorisant l’innovation financière.

Le Japon demeure l’un des pays les plus avancés dans l’intégration des crypto-actifs. Le Bitcoin y est reconnu comme moyen de paiement légal depuis 2017, et le cadre réglementaire a depuis été renforcé. Les plateformes d’échange doivent être enregistrées auprès de la Financial Services Agency (FSA) et respecter des obligations strictes de transparence et de lutte contre le blanchiment. Bien que l’usage du Bitcoin dans les commerces reste limité, le Japon soutient activement le développement de la technologie blockchain et étudie la mise en place d’un yen numérique.

La Russie, autrefois hostile aux crypto-monnaies, a partiellement légalisé leur possession en 2021, tout en interdisant leur usage comme moyen de paiement. Le projet de crypto-rouble, une monnaie numérique nationale, reste en développement. En 2024, la Banque centrale russe a intensifié ses tests autour du ruble numérique, destiné à coexister avec la monnaie fiduciaire traditionnelle.

Les États-Unis sont l’un des principaux marchés mondiaux pour le Bitcoin et les actifs numériques. Le fisc américain (IRS) considère toujours les crypto-monnaies comme des biens immatériels soumis à l’impôt sur les plus-values. Les autorités, dont la SEC et la CFTC, cherchent à unifier la réglementation du secteur. En 2025, le débat reste vif autour de la classification juridique des tokens et de la création éventuelle d’un dollar numérique, actuellement à l’étude par la Réserve fédérale.

La Chine a interdit les ICO et le minage dès 2021, mais elle est devenue pionnière dans le lancement d’une monnaie numérique souveraine, le e-yuan. Ce dernier est aujourd’hui largement déployé dans plusieurs grandes villes et intégré à des applications de paiement comme WeChat Pay et Alipay. Les crypto-monnaies privées y restent illégales, mais la Chine domine le développement des technologies blockchain sous contrôle étatique.

L’Australie reconnaît le Bitcoin et les crypto-actifs comme moyens de paiement légaux et les traite comme des actifs financiers imposables. Le pays dispose d’un cadre réglementaire clair et favorable à l’innovation. De nombreuses banques et entreprises fintech proposent désormais des services liés à la blockchain et aux actifs numériques.

L’Allemagne considère les crypto-monnaies comme des instruments financiers soumis au régime des plus-values mobilières. Les particuliers bénéficient d’une exonération d’impôt s’ils conservent leurs crypto-actifs plus d’un an. L’Allemagne soutient également activement les projets liés à la finance décentralisée (DeFi) et à la tokenisation d’actifs.

La Suisse confirme son rôle de leader européen en matière de régulation crypto. La ville de Zoug, surnommée la “Crypto Valley”, continue d’attirer start-ups et entreprises blockchain. Plusieurs cantons suisses acceptent désormais le paiement des impôts en Bitcoin ou Ethereum, et la FINMA (autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) encadre les ICO et les stablecoins avec une approche favorable à l’innovation.

L’Estonie, pionnière du numérique en Europe, a longtemps envisagé la création d’une crypto-monnaie nationale, l’Estcoin, mais ce projet a été abandonné pour éviter un conflit avec la zone euro. Le pays s’est depuis concentré sur la régulation des plateformes d’échange et la sécurité des services blockchain, afin de préserver sa réputation d’État numérique exemplaire.

Reconnaissance dans la finance
Depuis la fin des années 2010, les crypto-monnaies se sont progressivement imposées dans la sphère financière traditionnelle. Ce qui était autrefois perçu comme un marché marginal ou spéculatif est désormais intégré aux stratégies d’investissement institutionnel et aux infrastructures de marché.

Le Chicago Mercantile Exchange (CME Group), première bourse mondiale de produits dérivés, a effectivement lancé ses contrats à terme sur le Bitcoin en décembre 2017. Aujourd’hui, le CME est devenu la plateforme de référence mondiale pour les produits dérivés liés aux crypto-actifs, incluant :

  • des futures et options sur le Bitcoin (BTC) et l’Ethereum (ETH),
  • un indice de référence du Bitcoin (BRR) et de l’Ether (ETHUSD_RR),
  • et depuis 2023, des micro-contrats à terme destinés aux investisseurs de plus petite taille.

Ces produits sont désormais utilisés par des fonds institutionnels, banques et gestionnaires d’actifs pour couvrir leurs positions ou s’exposer indirectement au marché crypto, sans détenir les actifs eux-mêmes.

Les principales banques mondiales — Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Citi, Barclays, HSBC ou encore BNP Paribas — offrent désormais des services liés aux crypto-actifs :

  • trading et produits structurés adossés au Bitcoin ou à l’Ether,
  • solutions de conservation (custody) pour clients institutionnels,
  • accès aux ETF crypto récemment autorisés dans plusieurs juridictions.

Goldman Sachs, qui envisageait dès 2017 une équipe crypto, opère aujourd’hui une division “Digital Assets”, proposant des produits d’investissement et des analyses sur la blockchain. JPMorgan a lancé sa propre monnaie numérique interne, le JPM Coin, utilisée pour des règlements interbancaires entre clients institutionnels.

Le projet Utility Settlement Coin (USC) initié en 2017 par plusieurs grandes banques internationales a évolué pour devenir Fnality, un réseau de paiements interbancaires basé sur la blockchain, soutenu par plus d’une quinzaine d’institutions financières majeures (dont UBS, Barclays, Santander, et State Street). Ce système vise à faciliter le règlement instantané des transactions entre banques en utilisant des tokens adossés à des monnaies fiat (dollar, euro, yen, etc.).

Parallèlement, plusieurs banques centrales ont lancé leurs propres projets de monnaies numériques de banque centrale (MNBC) :

  • la Chine avec son e-yuan,
  • la Banque centrale européenne (BCE) avec le projet d’euro numérique (phase pilote prévue avant 2027),
  • et la Réserve fédérale américaine, qui poursuit ses recherches sur un dollar numérique.

Les fonds d’investissement traditionnels sont désormais présents sur le marché crypto.
Des acteurs comme BlackRock, Fidelity, Ark Invest ou Grayscale proposent des ETF et fonds cotés investis directement dans le Bitcoin ou l’Ether.
En 2024, la SEC américaine a finalement approuvé les premiers ETF Bitcoin au comptant, marquant une étape majeure vers la reconnaissance institutionnelle de ces actifs.

Des structures patrimoniales historiques comme Rothschild Investment Corp continuent également d’exposer une part limitée de leurs portefeuilles aux crypto-actifs, via des fonds réglementés ou des produits dérivés.

En 2025, les crypto-monnaies ne sont plus un marché parallèle : elles sont désormais intégrées au système financier mondial.
Les bourses, les banques et les gestionnaires d’actifs les traitent comme une classe d’actifs à part entière, au même titre que les matières premières ou les devises.
L’enjeu principal n’est plus la légitimité du Bitcoin, mais l’équilibre entre innovation, stabilité financière et encadrement réglementaire.

Un marché en pleine expansion

Le marché des crypto-monnaies a fortement grandi depuis 2017. En 2025, la capitalisation globale du marché crypto est estimée autour de 4 000 milliards de dollars (4 T$). Au troisième trimestre 2025, la capitalisation totale a atteint environ 4 Trillons de dollars, soit une hausse de 16,4 % par rapport au trimestre précédent. Le volume moyen des échanges journaliers sur 24 h a aussi fortement augmenté, passant à environ 155 Millions de dollars.

Le nombre d’utilisateurs de crypto dans le monde a fortement progressé.  Il y aurait entre 510 et 659 millions de détenteurs de crypto en 2025. Concernant l’adoption active (transactions, on-chain), on estime que 40 à 70 millions d’utilisateurs sont “actifs” (utilisent régulièrement la blockchain).

Le Bitcoin continue d’avoir une place dominante sur le marché avec une part de marché ayant pu atteindre même jusqu’à 60% du marché global mais il reste une grande part de marché encore disponible à son principal concurrent, l’Ethereum et autres altcoins et meme coins. Bien qu’il devient de plus en plus répandu de pouvoir payer en cryptomonnaies, surtout sur Internet, les cryptomonnaies sont encore considérées plus souvent comme investissement plutôt que comme moyen de paiement.

Le marché crypto gagne en maturité avec son adoption massive par des institutionnels qui peuvent s’oriente désormais aussi fortement vers les token sales très régulées, les Security Token Offerings (STO), ou des financements via des produits liés à la DeFi. D’ailleurs, de plus en plus, les projets crypto lèvent des fonds via des investisseurs institutionnels ou des ETFs crypto, ce qui change la structure de financement dans le secteur.

Placement dans les technologies

Investir dans les crypto-monnaies revient à investir dans des technologies de pointe. La blockchain, qui constitue l’infrastructure de la majorité des crypto-actifs, continue de transformer en profondeur de nombreux secteurs.

Dans la logistique, par exemple, chaque étape d’un processus de fabrication ou de transport peut être enregistrée de manière infalsifiable dans une blockchain : de la production jusqu’au lieu de consommation. Cette transparence renforce la lutte contre la fraude et améliore la traçabilité alimentaire, le transport maritime, ainsi que le suivi de produits sensibles comme les diamants, les vins ou les médicaments.

Les usages ne s’arrêtent pas là. Des plateformes de services décentralisés émergent et proposent des alternatives aux modèles traditionnels. L’un des premiers exemples marquants était Arcade City, une solution de covoiturage fondée sur la blockchain, où chauffeurs et passagers fixaient librement leurs tarifs, contrairement aux plateformes centralisées comme Uber qui imposent leurs prix et prélèvent des commissions. Le projet prévoyait de s’appuyer sur Ethereum pour assurer son fonctionnement.

Même si l’écosystème a beaucoup évolué depuis, ces initiatives illustrent une tendance de fond : la blockchain permet de créer des systèmes plus transparents, plus équitables et moins dépendants d’intermédiaires. Investir dans les crypto-monnaies, c’est ainsi parier sur ces innovations qui redessinent progressivement l’économie numérique.

Conclusion
Faut-il investir dans les crypto-monnaies ? La réponse n’est pas un simple oui, mais plutôt : oui, à condition de bien comprendre ce dans quoi l’on investit.

Les crypto-actifs restent des placements très volatils — des variations de ±20 % en une journée sont encore possibles — et comportent un risque élevé pour les investisseurs non avertis. Les phases d’euphorie attirent souvent de nouveaux entrants motivés par l’espoir de gains rapides, sans réelle compréhension des technologies sous-jacentes, ce qui peut alimenter des bulles spéculatives.

Cependant, malgré ces risques, le secteur demeure jeune et certaines crypto-monnaies ou projets blockchain peuvent offrir un potentiel de rendement intéressant. L’investissement doit s’inscrire dans une stratégie de diversification, avec des montants que l’on peut se permettre de laisser immobilisés et qui ne proviennent pas de l’épargne essentielle (logement, dépenses quotidiennes, etc.).

Les crypto-actifs représentent aussi une brique importante de l’économie numérique en construction. Les technologies blockchain et Web3 redéfinissent progressivement la manière dont nous stockons, échangeons et possédons l’information, de la même façon qu’Internet a transformé la société il y a vingt ans.

Les grandes plateformes de demain — dans la finance, la logistique, l’identité numérique ou l’Internet des objets — émergent peut-être déjà à travers des projets comme Ethereum, Ripple, Solana, IOTA et bien d’autres.

Investir dans l’Or

Pourquoi investir dans l’or ?
L’or est un actif hors du temps. Depuis l’Antiquité jusqu’aux marchés financiers modernes, il joue un rôle de protection, de stabilité et de réserve de valeur. À l’heure où les économies sont de plus en plus interconnectées et où les cycles monétaires s’accélèrent, l’or reste l’un des rares actifs capables de résister aux crises tout en conservant sa valeur intrinsèque.

L’or : une valeur refuge en période d’incertitude
L’une des plus grandes forces de l’or réside dans sa capacité à traverser les crises.
Qu’il s’agisse de krach boursiers, de conflits géopolitiques, de crises sanitaires ou de faillites d’institutions bancaires, l’or a démontré à maintes reprises qu’il demeurait un point d’ancrage financier lorsque tout le reste vacille.

Pourquoi l’or résiste-t-il aux crises ?

  • Il n’est la dette de personne : contrairement à une obligation ou à une monnaie, l’or n’est pas dépendant d’un État ou d’une entreprise.
  • Il n’est pas corrélé aux marchés actions : lorsque les indices chutent fortement, les investisseurs se replient souvent sur l’or.
  • Il est universellement reconnu : sa valeur est acceptée partout, sans condition.

Exemple :
Lors des crises financières (2008, 2020, 2022), l’or a résisté ou progressé, alors que les actions perdaient parfois plus de 30 % en quelques semaines.

Une excellente protection contre l’inflation et l’érosion monétaire
L’or joue un rôle clé de protection du pouvoir d’achat.
Sur de longues périodes, il a conservé une stabilité remarquable face aux variations des monnaies.

Pourquoi ?

  • La quantité d’or disponible évolue lentement.
  • À l’inverse, les banques centrales peuvent augmenter rapidement la masse monétaire.
  • Lorsque l’inflation grimpe, les monnaies perdent leur pouvoir d’achat… mais l’or, lui, reste rare et recherché.

Illustration :
Un costume de qualité coûtait déjà une once d’or il y a 100 ans ; aujourd’hui, une once d’or permet toujours d’en acheter un. Autrement dit :
le pouvoir d’achat de l’or ne s’érode pas dans le temps.

L’or constitue ainsi un rempart efficace contre :

  • l’inflation,
  • la dévaluation des monnaies,
  • la perte de valeur de l’épargne bancaire traditionnelle.

Un actif tangible, physique et indépendant du système financier
À l’opposé des placements numériques ou papier, l’or est un actif concret.

Ce que cela apporte à l’investisseur :

  • Propriété directe : vous possédez réellement votre actif.
  • Aucun risque de défaut d’un tiers : pas de faillite bancaire, pas de disparition d’entreprise.
  • Peut être conservé dans un coffre ou à domicile : liberté totale sur la gestion et l’emplacement.
  • Peut être transmis facilement : idéal dans les stratégies de patrimoine familial.

Dans un monde de plus en plus dématérialisé, l’or offre une forme de sécurité psychologique et matérielle que peu d’actifs proposent.

Un outil puissant de diversification du patrimoine
La diversification est la base d’une stratégie d’investissement saine.
L’or joue un rôle essentiel car il se comporte différemment des autres classes d’actifs.

Les avantages de la diversification avec l’or :

  • Il réduit la volatilité globale d’un portefeuille.
  • Il amortit les pertes lors des crises boursières, car il ne chute pas en même temps que les actions.
  • Il permet d’équilibrer un portefeuille parfois trop orienté vers la finance ou l’immobilier.

La plupart des experts considèrent qu’allouer entre 5 % et 15 % de son patrimoine à l’or crée une structure plus robuste et plus résiliente face aux cycles économiques.

Une demande mondiale solide et durable
Le marché de l’or repose sur des acteurs variés et très stables dans le temps.

Les principales sources de demande :

  • Banques centrales : elles achètent massivement de l’or pour renforcer leurs réserves.
  • Industrie joaillière : toujours le principal consommateur d’or dans le monde.
  • Technologies : smartphones, microprocesseurs, équipements médicaux, énergie verte.
  • Investisseurs privés et institutionnels : de plus en plus présents, notamment dans les périodes d’incertitude.

Cette demande diversifiée garantit un socle solide au marché de l’or, indépendamment des cycles économiques.

Une ressource limitée : rareté et coûts d’extraction en hausse
L’or se distingue par une caractéristique économique fondamentale : sa rareté naturelle.

Pourquoi cette rareté soutient-elle son prix ?

  • La quantité d’or disponible augmente très lentement.
  • Les gisements faciles ont déjà été exploités.
  • Les nouveaux projets miniers coûtent de plus en plus cher et mettent des décennies à se développer.
  • Les découvertes de nouveaux gisements sont rares.

À long terme, cette combinaison de rareté et de demande soutenue crée une tendance haussière structurelle sur l’or.

Une liquidité exceptionnelle, partout dans le monde
L’or est l’un des actifs les plus liquides au monde : il peut être acheté ou vendu rapidement sur tous les continents.

Ce que cela signifie pour un investisseur :

  • Vous pouvez liquider votre or à tout moment, même en période de crise.
  • Les marchés internationaux fonctionnent 24h/24.
  • Les prix sont transparents et suivis partout.

Peu d’actifs financiers offrent une liquidité aussi globale, sans dépendre d’un intermédiaire spécifique.

Conclusion
Investir dans l’or n’est pas une stratégie spéculative, mais un choix de résilience patrimoniale.
Sa capacité à résister aux crises, à protéger contre l’inflation, sa tangibilité, sa rareté et sa demande mondiale en font un pilier essentiel d’un portefeuille équilibré.

Dans un monde instable, l’or continue de jouer son rôle d’ancrage et de sécurité, complétant parfaitement les autres placements du patrimoine moderne.

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